Populismes et biodiversité

Résumé : En déclarant que Nicolas Hulot emmerde tout le monde, Gérard Depardieu a encore fait le buzz. Je ne vais pas commenter ici la finesse du propos d’un acteur, certes exceptionnel, mais boulimique et asocial, adepte de l’évasion fiscale et des régimes autoritaires. Non je souhaite évoquer le mécanisme profond qui se cache derrière ses propos. Attacher les contraintes environnementales à une personne, d’abord, répond au besoin primitif de personnaliser la Nature. C’est le fonctionnement des mythes de l’Antiquité. Le panthéisme donnait un visage aux processus naturels. Des dieux incarnaient ainsi la Nature ou des phénomènes naturels remarquables. L’usage de la foudre était le privilège de Jupiter. Mais au-delà de cette personnalisation, et de la focalisation sur des individus, fussent-ils des dieux ou demi-dieux, il y a l’incarnation collective.
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Contributeur : Florent Breuil <>
Soumis le : jeudi 6 septembre 2018 - 17:13:53
Dernière modification le : lundi 19 novembre 2018 - 11:27:07

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Citation

Christian Brodhag. Populismes et biodiversité. Valeurs vertes, 2018, pp 22-23. 〈http://valeursvertes.com/valeurs-vertes-n151/〉. 〈emse-01869782〉

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